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Lettre financière N°55 Juin 2026

Les contrats Personnes Physiques : PER – Assurance vie
Les contrats Personnes Morales : capitalisation
Les contrats luxembourgeois
Avantages – Fontionnement
Une meilleure protection
de vos avoirs
Le triangle de sécurité
Au Luxembourg, les actifs des assurés sont séparés des engagements propres de la compagnie d’assurance par un mécanisme réglementaire appelé le Triangle de Sécurité, qui implique trois acteurs :
- L’assureur vie (ex. : ONELIFE) : gère les contrats et les relations clients
- La banque dépositaire (ex. : QUINTET) : conserve physiquement les actifs, séparément du bilan de l’assureur
- Le Commissariat aux Assurances (CAA) : autorité de supervision luxembourgeoise, qui réalise des contrôles trimestriels, annuels et in-situ
Chaque banque dépositaire doit signer une convention de dépôt avec l’assureur, convention approuvée par le CAA. Les actifs représentatifs des provisions techniques sont à tout moment parfaitement ségrégués, logés sur des comptes distincts.
Que signifie précisément des avoirs parfaitement ségrégués ?
En France, votre épargne est mélangée aux actifs de la compagnie d’assurance. En cas de faillite de celle-ci, vous devenez un créancier ordinaire parmi d’autres — avec le risque de ne pas récupérer l’intégralité de votre capital.
Au Luxembourg, la loi impose que votre argent soit physiquement déposé chez une banque dépositaire indépendante — ici QUINTET — sur un compte séparé de celui de l’assureur. Votre épargne n’appartient juridiquement jamais à la compagnie d’assurance.
La conséquence est décisive : si ONELIFE venait à faire faillite demain, vos actifs chez QUINTET sont hors d’atteinte de ses créanciers. Vous récupérez l’intégralité de votre épargne, car elle ne fait pas partie de la masse à liquider.
Et grâce au Super-Privilège, même en cas de défaillance de la banque dépositaire elle-même, vous seriez remboursé en priorité absolue — avant tout autre créancier, y compris l’État luxembourgeois.
C’est la différence entre confier vos bijoux à un bijoutier qui peut les mettre en gage, et les déposer dans un coffre à votre nom dans une banque : dans le second cas, ils vous appartiennent quoi qu’il arrive.
Super-Privilège
En cas de défaillance de la compagnie d’assurance ou de la banque dépositaire, le souscripteur bénéficie d’un Super-Privilège : il est créancier de premier rang sur ses avoirs, avant tout autre créancier, y compris l’État luxembourgeois. Cette protection découle directement de la ségrégation des actifs et constitue une garantie sans équivalent dans le droit français de l’assurance
La non application de la loi Sapin 2
La loi Sapin 2, et notamment son article 21 bis, confère au Haut Conseil de la Stabilité Financière (HCSF) le pouvoir de limiter, suspendre ou retarder les rachats sur les contrats d’assurance-vie français en cas de risque systémique — lorsque les fonds sont détenus directement par la compagnie d’assurance.
Cette disposition ne s’applique pas aux contrats luxembourgeois, dont les actifs ne sont pas détenus par l’assureur mais confiés à une banque dépositaire indépendante. L’épargnant conserve donc un droit de retrait intact, même en période de crise financière.
Une fiscalité identique
aux contrats français
La neutralité fiscale sur les revenus et en cas de décès
L’un des premiers atouts du contrat luxembourgeois est l’application du principe de neutralité fiscale. Concrètement, la fiscalité applicable est celle du pays de résidence du souscripteur, et non celle du Luxembourg.
Pour un résident fiscal français, cela signifie :
- En cas de rachat : application de la flat tax (PFU) à 30 % ou du barème progressif, avec les abattements annuels usuels (4 600 € / 9 200 € après 8 ans de détention)
- En cas de décès : régime de l’article 990 I ou 757 B du CGI selon la date des versements, avec les abattements par bénéficiaire
Primes versées avant 70 ans — Article 990 I du CGI
C’est le régime le plus favorable. Chaque bénéficiaire désigné au contrat bénéficie d’un abattement individuel de 152 500 €, tous contrats d’assurance-vie confondus.
| Tranche de capital transmis (par bénéficiaire) | Taxation |
| Jusqu’à 152 500 € | 0 % (abattement total) |
| De 152 500 € à 852 500 € | 20 % |
| Au-delà de 852 500 € | 31,25 % |
Exemple : pour un contrat de 500 000 € avec deux bénéficiaires désignés, chacun reçoit 250 000 €. Après abattement de 152 500 €, seuls 97 500 € sont taxés à 20 %, soit 19 500 € d’impôt par bénéficiaire — un taux effectif de moins de 8 % sur le capital total transmis.
Primes versées après 70 ans — Article 757 B du CGI
Le régime est moins favorable mais reste intéressant, notamment grâce à l’exonération des intérêts et plus-values accumulés.
| Élément | Traitement fiscal |
| Primes versées après 70 ans (tous contrats) | Abattement global de 30 500 € puis droits de succession |
| Intérêts et plus-values générés | Totalement exonérés de droits de succession |
| Bénéficiaire conjoint ou partenaire PACS | Exonération totale, quel que soit le montant |
Une gestion financière
plus performante
Le Fonds Interne Dédié (FID)
Le troisième avantage majeur réside dans l’architecture ouverte du contrat luxembourgeois. La gestion est individuelle et sur-mesure, à travers un Fonds Interne Dédié (FID).
Le FID est un compartiment d’investissement créé exclusivement pour un seul investisseur. Il offre :
- Un accès à un univers au moins 10 fois plus large d’actifs : actions, ETF, obligations, OPCVM, fonds alternatifs, private equity, actifs réels
- Une gestion individualisée tenant compte des contraintes spécifiques de l’investisseur
- Des parts dites « clean share » (à frais réduits), non accessibles dans un contrat français standard
- Des titres vifs
- Un suivi dédié par un gérant mandaté (ex. : LS ADVISOR)
Cette individualisation permet au gérant de construire une allocation véritablement adaptée au profil, aux objectifs et à la situation fiscale du souscripteur — une approche radicalement différente des contrats en architecture semi-ouverte proposés en France.
Le Fonds d’Assurance Spécialisé (FAS)
Le Fonds d’Assurance Spécialisé (FAS) est un véhicule d’investissement créé par la loi Pacte de 2019, logé au sein d’un contrat d’assurance-vie. Il permet à un investisseur averti d’accéder à des actifs non cotés et illiquides, inaccessibles dans un contrat classique.
Pourquoi le FAS est l’écrin idéal du Buy & Hold ?
Le Buy & Hold de conviction porte souvent sur des actifs peu liquides : entreprises non cotées, dette privée, infrastructure. Ces actifs sont inaccessibles dans un contrat classique mais parfaitement éligibles au FAS. L’horizon long terme du Buy & Hold correspond exactement à la nature de ces investissements.
Le Buy & Hold (« acheter et conserver ») est une stratégie d’investissement qui consiste à sélectionner des actifs de qualité et à les conserver sur une très longue période — plusieurs années, voire plusieurs décennies — sans chercher à anticiper les fluctuations de marché à court terme.
Elle s’oppose aux stratégies de trading actif, qui tentent de profiter des mouvements de marché à court terme, avec des coûts de transaction élevés et des résultats souvent inférieurs au marché sur la durée.
Les fondements du Buy & Hold
- Les marchés actions progressent structurellement sur le long terme, portés par la croissance économique mondiale
- Il est impossible de prédire de façon fiable les points hauts et les points bas du marché — même pour les professionnels
- Chaque transaction génère des frais, de la fiscalité et des erreurs comportementales qui érodent la performance. En matière fiscale notamment, à contrario du compte-titres ordinaire, chaque arbitrage (vente puis rachat) génère une imposition immédiate sur les plus-values au taux de 30 % (PFU). En Buy & Hold dans un FAS logé en assurance-vie, tant que vous ne rachetez pas votre contrat, aucune fiscalité n’est due. Les plus-values restent investies et produisent elles-mêmes des rendements — c’est l’effet de capitalisation fiscale. Et le FAS, par sa nature, n’impose pas de valorisation quotidienne. Cela protège l’investisseur de la tentation de vendre lors des baisses de marché — l’erreur comportementale la plus coûteuse. En ne voyant pas les fluctuations à court terme, l’investisseur Buy & Hold reste serein et laisse le temps travailler pour lui.
- Le temps est l’allié de l’investisseur : les intérêts composés créent une croissance exponentielle du capital
Structure des coûts
Comparatif
Contrat luxembourgeois vs contrat français
La comparaison entre un contrat français et un contrat luxembourgeois ne peut pas se faire en additionnant simplement les lignes de frais. Les deux structures reposent sur des modèles économiques fondamentalement différents : dans le contrat français, les frais sont largement cachés dans les parts dites « retail » des fonds référencés ; dans le contrat luxembourgeois géré par LS ADVISOR, toutes les rémunérations sont transparentes et décomposées, et les fonds sont souscrits en parts « clean share » — bien moins chargées.C’est cette différence de structure — et non le simple niveau affiché des frais — qui détermine le coût réel supporté par l’investisseur.
Le fonds Tikehau 2027 (fonds à échéance obligataire) est disponible à la fois dans les contrats français en architecture ouverte et dans le FID luxembourgeois géré par LS ADVISOR. C’est donc un support de comparaison idéal, car c’est le même fonds sous-jacent — mais pas la même part souscrite.
| Type de part | Frais de gestion annuels | Accessible via |
| Part « Retail » (R) | 1,30 %/an | Contrat français |
| Part « Clean Share » (I/Inst.) | 0,75 %/an | FID Luxembourgeois |
| Différentiel annuel | – 0,55 %/an | En faveur du Luxembourg |
De plus, comme on l’a vu dans le cadre de FID géré par LS advisor, l’allocation est diversifiée sur 2 autres types d’actifs avec des niveaux de frais encore beaucoup plus bas :
| Type d’actif | Poids dans le FID | Frais de fonds | Frais pondérés |
| Fonds (ex. Tikehau, clean share) | 25 % | 0,75 % | 0,188 % |
| Titres vifs (actions en direct) | 50 % | 0,00 % | 0,000 % |
| ETF (trackers indiciels) | 25 % | 0,20 % | 0,050 % |
| Total frais de fonds pondérés | 100 % | 0,238 % |
Dans le contrat luxembourgeois, chaque prestataire est rémunéré de façon distincte et contractuellement définie. Dans un contrat d’assurance-vie français classique, les frais réels sont la somme de plusieurs couches qui s’accumulent, dont certaines sont peu visibles :
| Poste de frais | Contrat français | Contrat luxembourgeois |
| Frais de fonds (Tikehau) | 1,30 % (retail) | 0,188 % (clean share × 25 %) |
| Titres vifs | Non accessible | 0 % (50 % du FID) |
| ETF | Limité / retail | 0,050 % (25 % du FID) |
| Frais de gestion contrat | 1,00 % | 1,45 % |
| Frais gérant dédié | Non inclus | 0,351 % TTC (LS ADVISOR) |
| Droits de garde | Inclus dans frais contrat | 0,06 % (QUINTET) |
| Droits d’entrée | 0 à 3 % | 0 % (négocié) |
| TOTAL annuel estimé | 2,30 % | ≈ 2,099 % |
| Gestion personnalisée | Non | Oui — FID sur-mesure |
| Protection juridique (Super-Privilège) | Non | Oui |
| Portabilité internationale | Non | Oui |
Là où le contrat français facture 2,30 % par an pour une gestion standard sans conseil personnalisé, le contrat luxembourgeois revient à environ 2,10 % — tout en incluant une gestion individuelle sur-mesure (FID), un gérant dédié (LS ADVISOR), une banque dépositaire indépendante (QUINTET) et une protection juridique renforcée (Super-Privilège).
0,75 % × 25 % = 0,188 %
0 % frais fonds = 0,000 %
0,20 % × 25 % = 0,050 %
L’avantage multi-devise
Un atout décisif
Ce que cela change concrètement pour l’investisseur
C’est l’un des avantages les plus puissants et les moins connus du contrat luxembourgeois. Contrairement à un contrat français, libellé exclusivement en euros, le contrat luxembourgeois peut être souscrit, versé, géré et remboursé dans de multiples devises.
Les devises disponibles
| Devise | Zone géographique | Intérêt pour l’investisseur |
| EUR € | Zone euro | Devise de référence pour les résidents français |
| USD $ | États-Unis / international | Exposition aux actifs américains et matières premières |
| GBP £ | Royaume-Uni | Patrimoine ou revenus en Grande-Bretagne |
| CHF ₣ | Suisse | Valeur refuge, stabilité monétaire |
La liberté multi-devises offre trois avantages majeurs :
a) Éliminer le risque de change sur les actifs étrangers
Un investisseur qui détient des actions américaines dans un contrat en euros supporte un risque de change EUR/USD : si le dollar baisse, la valeur en euros de ses actifs baisse également, même si les actions ont progressé. En libellant son contrat en dollars, ce risque est neutralisé — la performance reflète fidèlement celle des actifs sous-jacents.
b) Protéger un patrimoine construit dans une autre devise
Un dirigeant d’entreprise dont les revenus ou le patrimoine immobilier sont en livres sterling, en francs suisses ou en dollars peut loger son épargne dans la devise correspondante. L’assurance-vie luxembourgeoise devient ainsi un coffre-fort patrimonial dans sa propre devise, sans translation comptable ni risque de dévaluation par rapport à une devise de référence étrangère.
c) Diversifier le risque monétaire du patrimoine global
Un patrimoine concentré en euros est exposé aux décisions de politique monétaire de la BCE et aux risques propres à la zone euro. Détenir une partie de son épargne en CHF (franc suisse, valeur refuge) ou en USD (dollar, monnaie de réserve mondiale) permet de réduire la dépendance à une seule zone monétaire et d’améliorer la résilience du patrimoine global en cas de crise.
Les contrats français
Focus sur le fonds dédié
Allocation « Viafontis Convictions »
3 489 717€ au 02/06/2026
Actions : 47.5%
| Code ISIN | Nom | +/- Value |
| FR0000120073 | Air Liquide | +196,96% |
| NL0000235190 | Airbus Group | +7,64% |
| DE0008404005 | Allianz | +3,35% |
| US02079K1079 | Alphabet CL.C | +67,95% |
| US0231351067 | Amazon.com Inc. | +17,37% |
| FR0000045072 | Crédit Agricole | +1,17% |
| US5324571083 | Eli Lilly & Co | +28,24% |
| FR0000121667 | Essilor Intl. | -12,09% |
| ES0144580Y14 | Iberdrola | -0,45% |
| CH0013841017 | Lonza Group AG | -9,34% |
| FR0000121014 | LVMH | -15,20% |
| US30303M1027 | Meta | -6,60% |
| US5949181045 | Microsoft Corp. | +7,67% |
| US67066G1040 | NVIDIA | +31,88% |
| FR0000120321 | L’Oréal | +1,40% |
| NL0013654783 | Prosus NV | -15,22% |
| IT0004176001 | Prysmian | +53,08% |
| FR0000130577 | Publicis Groupe | +4,48% |
| GB0007188757 | Rio Tinto | +0,48% |
| CH1499059983 | Roche Holding AG | -11,35% |
| FR0000073272 | Safran | +17,08% |
| FR0000125007 | Saint-Gobain | -5,91% |
| DE0007164600 | SAP SE | -18,31% |
| DE0007236101 | Siemens | +19,83% |
| US8740391003 | Taiwan Semiconductor (ADR) | +14,35% |
| FR0000121329 | Thales | -8,66% |
| FR0000120271 | TotalEnergies | +8,37% |
| FR0000124141 | Veolia Environnement | +0,67% |
| FR0000125486 | Vinci | -8,27% |
| US92826C8394 | Visa Inc CL.A | -5,29% |
ETF & fonds actions
| IE00058MW3M8 | Amundi S&P 500 ESG ETF | +17,30% |
| LU1366712351 | DNCA Archer Mid Cap Europe-I | +9,25% |
| LU1681044480 | ETF Amundi MSCI EM Asia UCITS | +36,83% |
| LU1681045370 | ETF Amundi MSCI Emerging Markets UCITS | +29,97% |
| LU1681038599 | ETF Amundi NASDAQ-100 UCITS Daily Hedged EUR | +28,94% |
| LU1681038672 | ETF Amundi Russell 2000 UCITS | +10,37% |
| IE00B52VJ196 | ETF iShares MSCI Europe SRI | +4,55% |
| LU2798963190 | Indépendance AM Europe Mid-B | +0,50% |
| IE00BP3QZB59 | iShares Edge MSCI World Value | +29,84% |
| IE000LXEN6X4 | iShares Euro Stoxx 50 ESG | +7,25% |
| IE000MLMNYS0 | iShares S&P 500 EW ETF | +10,28% |
| IE00BGHQ0G80 | X ACWI ESGS 1C | +11,34% |
| IE00BGV5VN51 | Xtrackers AI & Big Data-C USD | +30,10% |
Obligations : 30%
| Code ISIN | Nom | +/- Value |
| LU1599120356 | Auris Euro Rendement-I | +4,59% |
| LU2309370018 | Auris Investment Grade-I | +5,03% |
| LU1165637460 | IVO Fixed Income-I | +9,94% |
| FR0010952788 | Lazard Capital FI SRI-I | +9,39% |
| LU1799936437 | Pictet TR-Sirius-HI EUR | +1,31% |
| FR001400NYY2 | Rendement Sélection 2030-CS(C) | +6,02% |
| IE000PAA8SG0 | TT EM Debt Fund-H EUR | +8,33% |
Diversifiés : 6.00%%
| Code ISIN | Nom | +/- Value |
| FR0011847409 | R-Co Valor-P | -0,98% |
| LU2358391998 | Varenne Global-I | +22,34% |
Alternatif : 11%
| Code ISIN | Nom | +/- Value |
| LU1331972494 | Eleva Absolute Return Europe-I | +7,07% |
| LU1112771768 | Helium-Select-SEUR | +12,13% |
| LU1001748711 | JPMF Europe Eq Abs Alpha-I | -0,48% |
| IE00BLP5S791 | Jupiter Merian GB Eq Abs Ret I EUR-H | +9,88% |
Matières premières : 1.5%
| Code ISIN | Nom | +/- Value |
| LU2707622390 | DNCA Invest ST-I | -4,99% |
Liquidités & OPC monétaires : 4%
Le rôle du fonds dédié
dans une allocation
Viafontis Convictions
L’architecture patrimoniale mise en place dans un contrat PER ou assurance vie de de capitailisation repose sur un principe simple : distinguer clairement ce qui relève de la stabilité et ce qui relève de la valorisation à moyen / long terme.
Dans ce cadre, le fonds euro conserve pleinement son rôle de socle prudent et liquide. Il constitue la partie stabilisatrice du contrat, destinée à préserver l’équilibre d’ensemble.
Selon les dossiers, Viafontis Conviction peut soit occuper un rôle central dans la poche de dynamisation, soit intervenir comme support complémentaire au sein d’une allocation plus diversifiée. L’objectif n’est donc pas nécessairement d’en faire le support unique, mais de lui donner une place cohérente au regard du profil du client, de son horizon, du rôle recherché dans l’allocation et des autres supports déjà en place.
Autrement dit, la diversification n’est pas pensée de façon uniforme. Elle peut être principalement internalisée dans un support flexible unique, ou au contraire répartie entre plusieurs moteurs complémentaires, Viafontis Conviction n’ayant alors qu’un rôle partiel ou ciblé.
Cette approche s’inscrit dans une conviction plus large : au-delà de la sélection des supports, la véritable valeur d’un accompagnement patrimonial réside dans la capacité à écouter les objectifs du client, ses priorités, ses inquiétudes, sa sensibilité au risque et sa capacité réelle à accepter l’incertitude inhérente à tout investissement. Le fonds dédié a précisément été conçu pour mieux traduire cette logique dans la mise en œuvre des allocations.
Cette approche repose sur une idée directrice : rendre l’allocation plus lisible pour le client, tout en conservant une réelle capacité de pilotage. La poche de dynamisation est ainsi structurée autour d’un support central, suivi dans la durée, plutôt que dispersée entre de multiples fonds parfois redondants ou plus difficiles à arbitrer dans le temps.
L’ allocation demeure cohérente avec la situtions personnelle de chaque client:
- son profil de risque ;
- sonhorizon de placement ;
- ses objectifs patrimoniaux ;
- ses préférence en terme de durabilité
- et les informations communiquées sur ses besoins de liquidité
Cette architecture présente plusieurs intérêts concrets.
Elle permet d’abord une lecture plus claire du contrat : une partie prudente d’un côté, une partie de dynamisation de l’autre. Cette lisibilité favorise une meilleure compréhension de l’allocation et de son rôle dans votre stratégie patrimoniale.
Elle offre ensuite une diversification pilotée, au sein d’un support flexible capable d’intégrer plusieurs classes d’actifs et d’évoluer en fonction du contexte de marché.
Elle apporte également une meilleure efficience opérationnelle. Lorsqu’une décision d’ajustement est prise, elle peut être mise en œuvre de manière homogène pour l’ensemble des clients concernés, dans un cadre commun, plutôt que par une succession d’arbitrages individuels réalisés les uns après les autres. Cela améliore l’équité de traitement entre les clients et réduit les écarts potentiels d’exécution entre le premier et le dernier arbitrage.
Cette organisation permet aussi d’accéder, dans un cadre français et au sein de contrats d’assurance-vie ou de retraite, à une qualité de pilotage plus structurée, fondée sur la collaboration avec une société de gestion spécialisée. Le fonds dédié permet ainsi d’associer l’accompagnement patrimonial du cabinet à des compétences professionnelles de gestion d’actifs, avec davantage de profondeur dans l’analyse, la sélection et le suivi des investissements.
Elle permet de concilier diversification des enveloppes et cohérence de gestion : il devient possible de répartir l’épargne sur plusieurs compagnies d’assurance tout en conservant une poche de dynamisation pilotée selon une logique commune. Cela évite, pour le client, d’avoir à choisir entre diversification des assureurs et cohérence de pilotage.
L’intérêt de cette organisation ne réside donc pas dans la multiplication des lignes, mais dans la capacité à articuler plus efficacement prudence, lisibilité, équité de traitement et dynamisation.
Cette organisation permet également de s’appuyer sur une gestion en architecture ouverte, offrant un accès à un univers d’investissement plus large que celui généralement disponible au travers d’une sélection standard de fonds.Elle peut ainsi intégrer, selon les choix de gestion retenus, des titres en direct, des ETF, ainsi que certains instruments de couverture, notamment sur le risque de change, lorsque cela est jugé pertinent au regard du contexte de marché et du profil des clients.
Le recours à un fonds dédié permet également une visibilité plus complète sur les lignes effectivement détenues, et non uniquement sur une information partielle ou agrégée. Cette transparence améliore la lecture des choix de gestion, la compréhension des convictions d’investissement et le suivi continu des expositions du portefeuille.
Le dispositif repose également sur un échange stratégique régulier entre le cabinet et la société de gestion Auris Gestion, permettant de suivre l’évolution des marchés, de confronter les convictions de gestion et de veiller à la cohérence du fonds avec le cadre d’allocation retenu pour les clients concernés.
Cette organisation permet également de proposer un niveau de service homogène entre les clients, quel que soit le montant investi. Elle donne accès à des modalités de gestion et à des instruments qui, dans d’autres cadres, sont souvent réservés à des encours plus importants.
Comme toute allocation patrimoniale, cette stratégie comporte également des limites qu’il convient d’avoir présentes à l’esprit.
La poche de dynamisation repose principalement sur un seul processus de gestion, ce qui suppose une confiance dans la capacité du support à remplir ce rôle dans le temps.
Par ailleurs, ce support ne bénéficie d’aucune garantie en capital. Son risque ne se limite pas au seul marché actions et doit être apprécié en cohérence avec son poids dans le contrat, votre horizon d’investissement et votre capacité à supporter d’éventuelles fluctuations.
Cette organisation invite également à conserver une lecture lucide de l’investissement : rechercher davantage de cohérence, de transparence et de réactivité ne supprime pas l’incertitude de marché. L’objectif n’est pas d’effacer le risque, mais de l’inscrire dans un cadre de pilotage plus lisible, plus suivi et plus adapté au profil du client.
Les frais attachés au support Viafontis Conviction doivent être compris dans leur finalité.
Ils ne rémunèrent pas simplement la présence d’un support au sein du contrat ; ils correspondent à une logique plus large de gestion flexible, de diversification pilotée, de sélection des expositions, et d’ajustement de l’allocation dans la durée.
Autrement dit, ils s’apprécient comme la contrepartie d’un travail de gestion et de suivi destiné à éviter une allocation figée ou excessivement dispersée.
Ils ne constituent toutefois ni une garantie de performance, ni une protection contre les aléas de marché. Leur appréciation doit toujours rester liée au rôle du support dans l’allocation globale et à la valeur ajoutée attendue au regard de votre profil et de vos objectifs
La relation de confiance suppose une information claire sur notre mode de rémunération.
Dans le cadre de notre activité de conseil et de suivi, notre cabinet peut percevoir plusieurs formes de rémunération selon les supports et les modalités d’accompagnement retenues.
Nous pouvons ainsi percevoir :
- des rétrocessions versées par certaines compagnies d’assurance ou plateformes sur certains supports référencés dans les contrats comme par exemple les fonds OPCVM;
- des honoraires forfaitaires de suivi, lorsqu’ils sont prévus dans notre lettre de mission ;
- et, dans le cas du fonds Viafontis Conviction, une rémunération spécifique liée à sa distribution.
S’agissant de Viafontis Conviction, notre cabinet intervient en qualité de distributeur et a été à l’initiative de la création de cet OPC aux côtés d’Auris Gestion. Cette rémunération spécifique est liée au rôle du cabinet dans la distribution, le suivi et la coordination du dispositif mis en place autour du fonds. À ce titre, nous percevons une rémunération spécifique liée à sa distribution.
Cette rémunération représente 0,30 % par an des encours investis sur Viafontis Conviction.
Dans le cadre de notre accompagnement, nous avons également négocié auprès de certaines compagnies d’assurance des frais d’arbitrage à 0 %, au lieu de conditions tarifaires pouvant aller jusqu’à 1 %. Ce sont des frais qui sont rétrocédé en principe à Viafontis. Cela permet de faire évoluer l’allocation sans coût d’arbitrage supplémentaire pour le client, et de préserver ainsi la souplesse du pilotage dans le temps.
L’existence de ces différentes modalités de rémunération est susceptible de faire naître un risque de conflit d’intérêts potentiel, que nous identifions expressément et que nous traitons avec vigilance.
Afin de le prévenir, nous mettons en œuvre un dispositif reposant notamment sur :
- la vérification de l’adéquation du support à votre situation patrimoniale ;
- l’analyse de vos objectifs, de votre horizon de placement, de votre tolérance au risque et de votre capacité à supporter des pertes ;
- la traçabilité de nos recommandations ;
- et la revue périodique de l’allocation dans le cadre de notre suivi.
La solution retenue n’est donc pas fondée sur le seul mode de rémunération applicable à un support donné, mais sur l’analyse globale de votre situation et sur la cohérence de l’allocation avec vos objectifs.
Cette rémunération s’inscrit dans un cadre plus large d’accompagnement, de suivi et de pilotage. Elle doit être appréciée en parallèle des conditions négociées au bénéfice du client, notamment en matière de frais d’arbitrage et de sélection des supports, sans préjudice du contrôle renforcé de l’adéquation mis en place par le cabinet.

